Oui, vous avez bien lu, le plus grand gestionnaire d'actifs au monde peut sauver la deuxième plus grosse blockchain ! Et tout n'est que le fruit du hasard.
Le début d'une longue chute inattendue
On le sait tous, Ethereum a sous-performé par rapport au reste du marché depuis le début du bullrun qui a débuté en 2024, la faute à une Ethereum Foundation qui prend du retard par rapport à d'autres acteurs comme Solana ou Hyperliquid, un fondateur dont la moitié de la communauté ne fait plus confiance, manque de confiance qui se traduit par la tendance baissière de long terme du prix du deuxième actif le plus valorisé dans l'industrie de la crypto-monnaie.
Ethereum est tout simplement victime de son avance, la technologie sur laquelle la blockchain est basée est trop ancienne, son architecture rend la blockchain trop lourde, on le comprend avec des frais trop coûteux malgré des efforts constants pour les faire baisser, voire tout simplement une utilité remise en doute suite à l'apparition des layers 2 qui cannibalisent le principal sujet, ainsi que d'autres subtilités techniques qui réduisent l'intérêt général pour y déposer son argent dans la fameuse blockchain.
Lorsque les acheteurs doutent, ça se voit au travers du prix, et une technologie dont l'utilité et la survie dépendent énormément du prix, c'est un mauvais signe et ne présage jamais rien de bon.
Les gens ont douté (et avec raison) de l'avenir d'Ethereum, le prix n'a fait que baisser sans jamais repasser l'ancien ATH (all time high, ou ancien plus haut sommet).
Blackrock dévore le réseau Ethereum
Dans un monde ultra financiarisé par des entités tentaculaires, Ethereum, qui est censé être décentralisé, n'y échappe pas. C'est en tout cas la constatation (très très tardive) de Vitalik Buterin, fondateur d'Ethereum, qui déclare être préoccupé par l'entrée massive de fonds comme Blackrock ou VanEck.
Des analystes déclarent que les institutions pourraient, dans un avenir proche, détenir plus de 10 % des tokens en circulation, et que les seuls 9 ETF ETH aujourd'hui côtés aux États-Unis détiendraient 18 milliards de dollars en ETH, soit 5,15 % de la supply totale, alors que ça fait même pas un an qu'ils sont disponibles à l'heure où cet article est écrit.
L'influence de ces ETF se faisait déjà ressentir depuis de très longs mois pour les détenteurs du token ETH ; il existe désormais un lien de corrélation impossible à ignorer entre les entrées d'argent dans ces ETF et le prix de l'actif.
C'est simple : depuis l'apparition de ces ETF, on n'a pas vu une seule divergence entre le prix de l'Ethereum et le flux de dollars entrant par ces grands gestionnaires.
Qui a de l'argent contrôle le réseau...
Si Vitalik a peur, c'est pour une seule et bonne raison : le réseau décentralisé pourrait tout simplement finir entre les mains des banquiers, et c'est là que le paradoxe fait son apparition.
Car pour posséder une partie du réseau, il suffit tout simplement d'acheter des tokens pour les mettre en staking, ce qui permet de sécuriser le réseau mais aussi d'y gouverner et donc de prendre des décisions, qu'elles soient techniques, comme la vitesse d'approbation des blocs, ou de gouvernance, comme les futures mises à jour ou l'émission de tokens générés par les frais du protocole.
Et c'est là que BlackRock et son staking entrent en jeu : avoir un actif qui donne un rendement presque sûr, ça fait rêver tout le monde, et parmi eux les clients des fameux gestionnaires de fonds qui ne passent pas directement par la blockchain mais par un intermédiaire financier (car c'est plus simple).
Ces clients-là voudront forcément acheter de l'Ethereum lorsqu'on leur parlera de crypto. C'est sans doute l'un des événements majeurs d'Ethereum, car ça donnerait une deuxième vie (cette fois-ci du côté obscur de la finance), et donc ferait revivre les charts et les bougies vertes qui s'étaient éteintes.
**Ethereum passe en mode business **
Pour le petit mot de fin, oui, Ethereum, ou plutôt une grande partie de la communauté, a enfin compris que, si elle voulait que le réseau survive, il fallait bien faire un choix au bout d'un moment. Ils ont donc vendu leur décentralisation pour que le réseau ne meure pas, mais ce sera juste une couche technologique pour Wall Street, avec un réseau ultra rapide et sécurisé.
Néanmoins, tant que l'Ethereum Foundation existe et garde le contrôle dessus, le réseau restera libre, mais avec leurs idéaux, le réseau risque encore de faire perdre de l'argent aux utilisateurs, qui ne savent même plus pourquoi ils achètent encore le jeton. Autant acheter du Bitcoin : au moins, c'est assumé, c'est juste de la spéculation, mais avec la confiance des acheteurs qui est de plus en plus forte, et très grandissante dans le monde de l'investissement.
Questions fréquentes
Pourquoi Ethereum a-t-il sous-performé depuis 2024 ?
Ethereum souffre d'une technologie vieillissante qui rend la blockchain trop lourde avec des frais de transaction élevés. L'émergence des layers 2 qui cannibalisent son utilité principale et une Ethereum Foundation perçue comme moins innovante que ses concurrents comme Solana ont créé une perte de confiance. Cette défiance s'est traduite par une incapacité à repasser son ancien ATH malgré le bullrun de 2024.
Quelle est la part d'Ethereum détenue par les ETF aujourd'hui ?
Les 9 ETF Ethereum côtés aux États-Unis détiennent environ 18 milliards de dollars en ETH, représentant 5,15 % de la supply totale. Les analystes prévoient que les institutions pourraient détenir plus de 10 % des tokens en circulation dans un avenir proche. Cette concentration rapide inquiète la communauté, notamment Vitalik Buterin, car elle remet en cause le caractère décentralisé du réseau.
Comment les ETF influencent-ils le prix d'Ethereum ?
Depuis l'apparition des ETF Ethereum, il existe une corrélation directe impossible à ignorer entre les flux d'argent entrant dans ces produits financiers et le prix de l'actif. Aucune divergence n'a été observée entre les mouvements de capitaux des grands gestionnaires comme BlackRock et l'évolution du cours. Cette dépendance aux flux institutionnels transforme fondamentalement la dynamique de prix d'Ethereum.
Pourquoi le staking d'Ethereum intéresse-t-il BlackRock ?
Le staking d'Ethereum offre un rendement quasi-garanti qui séduit les investisseurs institutionnels et leurs clients recherchant des actifs générant des revenus passifs. Pour BlackRock, proposer des ETF avec staking permet d'attirer des capitaux massifs tout en simplifiant l'accès à cette technologie pour des clients ne voulant pas interagir directement avec la blockchain. Ce mécanisme pourrait paradoxalement redonner vie au prix d'Ethereum tout en centralisant le contrôle du réseau.
Quel pouvoir donne le staking d'Ethereum à ses détenteurs ?
Détenir des tokens ETH en staking permet non seulement de sécuriser le réseau mais aussi d'exercer un pouvoir de gouvernance sur celui-ci. Les stakers peuvent influencer des décisions techniques comme la vitesse d'approbation des blocs ou des choix stratégiques concernant les futures mises à jour du protocole. C'est précisément ce qui inquiète Vitalik Buterin : si BlackRock et d'autres institutions accumulent suffisamment de tokens stakés, ils pourraient contrôler un réseau censé être décentralisé.